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Essais nucléaires en Corée du Nord : quel danger pour le monde ?

(par Emma.B, 06/05)

454 000. C’est le nombre de résultats obtenus après 0,71 secondes si vous tapez “Corée du nord USA” sur Google.

Ce qu’il s’est passé

Samedi 15 avril, la Corée du Nord célébrait le 105ème anniversaire de celui qu’elle appelle son « président éternel ». Kim Il-sung, fondateur du pays et grand père de l’actuel dirigeant Kim Jung-Un. Ce fut l’occasion d’un de ces habituels défilés militaires, qui ne sont pas sans rappeler ceux de feu l’Allemagne nazie. Une démonstration de force comptant les bataillons de soldats marchant aux côtés de nouvelles armes. Missiles de longue portée, chars, mais surtout, pour la première fois, des missiles à tête nucléaire. Pas très rassurant dans un contexte de tensions mondiales face aux essais répétés et de plus en plus rapprochés depuis 2016. Plus tôt la même semaine, le président Donald Trump s’était exprimé sur la situation nord-coréenne en l’appelant un « problème ». Dans un de ses récents tweet il dit « J’ai une grande confiance dans le fait que la Chine va très bien s’occuper de la Corée du Nord. S’ils ne le peuvent pas, les États-Unis avec leurs alliés s’en chargeront ! ». Cela ajouté au porte-avion américain envoyé au large de ses côtes, la réponse nord-coréenne fut rapide. Choe Ryong Hae, le numéro deux du régime a rétorqué :

« Si les États-Unis mènent une provocation contre nous, notre pouvoir révolutionnaire répliquera immédiatement par une frappe dévastatrice. Nous répondrons à la guerre totale par la guerre totale. »

Cette déclaration, qui fait froid dans le dos, attisa le foyer des tensions. « La Corée du Nord ferait mieux de ne pas éprouver la détermination ou la puissance des forces armées des États-Unis dans cette région » a déclaré lundi 17 le vice-président américain Mike Pence. Mais malgré les tentatives de dissuasion américaines, le lendemain de ses déclarations, Pyongyang lance un nouvel essai nucléaire qui se solde par un échec. Kathleen Troia McFarland, conseillère à la maison blanche, aurait dans sa réaction évoqué l’éventualité d’un sabotage américain.

Une affaire que Trump semble prendre avec des pincettes, puisqu'il a annoncé dans une interview avec Bloomberg News ce mardi 2 Mai qu'il serait « honoré de rencontrer le leader Nord-Coréen dans les bonnes circonstances » sans cependant préciser ces conditions préalables à un meeting. L'attaché de presse de la maison blanche Sean Spicer a précisé cette assertion disant qu'elle faisait référence au démantèlement intégral de l'attirail nucléaire Nord-Coréen. « Ces circonstances n'existent pas en ce moment », a-t-il ajouté.

Un peu d’Histoire…

Les tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord ne datent pas d'hier. La victoire des alliés en 1945 marque pour la Corée la fin d’une appartenance de 35 ans à l’empire du Japon. Comme cela fut le cas en Allemagne, le pays fut pendant un temps occupé et divisé par les Américains et par l’Union Soviétique. Les négociations durant la Guerre Froide n’étant pas parvenues à un accord permettant de réunifier le pays, la scission devient officielle. La Corée du Sud devient en 1948 la République de Corée, suivie rapidement par la Corée du Nord qui se proclama La République populaire démocratique de Corée. En 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud utilisant le motif d’un désir de réunification. L’important soutien des États-Unis pendant le conflit (parmi les soldats internationaux déployés par l'ONU, 88% sont américains) fut essentiel et permit à la Corée du Sud de garder son indépendance.

Depuis, le régime cultive l’idée de l’ennemi suprême américain, cette paranoïa est répandue et inculquée aux nord-coréens dès leur plus jeune âge. Ils sont donc persuadés que les États-Unis se préparent à les attaquer depuis toujours et font barrière à la réunification coréenne. La question est alors, Kim Jong-Un est-il lui-même atteint de cette paranoïa développée à l’époque de son grand-père ou s’agit-il au contraire d’une habile manipulation lui permettant de mener un peuple nord-coréen prêt à tout et revanchard selon son idée ?

L’armement nucléaire Nord-Coréen

Dans les années 60, la Corée du Nord demandait activement l’aide de l’Union Soviétique et de la Chine afin de développer son armement nucléaire. Les deux refusèrent avec fermeté, pourtant l’URSS acceptait d'assister la recherche scientifique dans le but de développer le nucléaire à but pratique. En 2003, elle se retira du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) et en 2006 eu lieu son premier essai nucléaire, ils deviendront de plus en plus nombreux, et on en compte 7 à ce jour.

Et la Chine là-dedans ?

Si la Russie n’est plus une alliée de la Corée du Nord depuis l’effondrement de l’URSS, la Chine y est liée par un accord datant de 1961. Il s’agit d’un traité de défense et d’assistance mutuelle. Donc logiquement, si les USA entrent en guerre contre la Corée du Nord, la Chine devra intervenir. Sa position actuelle vise à faire retomber les tensions et à revenir à une négociation diplomatique, elle a même demandé à la Russie son soutien dans son processus d’apaisement. Le ministre des affaires étrangères chinois Wang Yi a insisté sur son désir de coopérer avec la Russie pour « contribuer à apaiser au plus vite la situation ».

La Chine est un acteur majeur dans cette affaire car ses liens avec le pays en font le principal pilier sans lequel le régime ne ferait pas long feu. Si elle décidait de fermer hermétiquement ses frontières ou de sanctionner la Corée du Nord au Conseil de sécurité de l’ONU, le régime s’écroulerait probablement. Pour autant, son influence sur le gouvernement en lui-même est minime et l’effondrement du régime communiste n’est pas dans son intérêt.

Prise en tenaille entre cette sympathie envers la Corée du Nord et ses intérêts économiques avec les États-Unis, qui attendent d'elle qu'elle joue le rôle d'intermédiaire et de médiateur, la Chine doit réagir au plus vite à cette nouvelle situation. C'est ce que n'a pas manqué de rappeler Donald Trump lors de sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping en Floride ce 6 Avril.

… Et c'est visiblement ce que les chinois commencent à faire, selon le premier conseiller de Trump en matière de sécurité, H.R. Mc Master. Car après l'essai nucléaire de samedi dernier, et la mise en service prochaine du THAAD (Terminal High Altitude Air Defense, le système anti-missile américain) en Corée du Sud, la Chine semble enfin disposée à appliquer les sanctions décidées par les Nations Unies sur son allié Nord-Coréen (notamment l'embargo sur le pétrole, et selon des analystes, car aucune déclaration officielle n'a été faite à ce jour). Une affaire de plus à suivre donc, et dont le monde entier doit espérer une issue favorable.


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  • La fleur du docteur Roger Walsh

    La fleur du docteur Roger Walsh

  • Les principes de Logan

    Les principes de Logan

Société: Hackschooling, apprendre ou à laisser ?

(par ariane.V)

Partons à la rencontre de Logan Laplante 13 ans, qui fait le buzz avec sa vidéo Hackschooling makes me happy en ligne sur youtube. Lors d’une conférence il remet en question notre éducation et nous explique comment être réellement heureux selon la théorie du brillant Dr Roger Walsh, professeur australien spécialisé en psychiatrie.

Que remet en question Logan ?

« Tu seras heureux quand tu auras fini tes études, que tu seras marié et que tu auras une maison et un job » nous le pensons tous : notre société le rabâche à longueur de temps. Cette conception du bonheur inclut comme une évidence la bonne santé et la joie de vivre, mais est-ce réellement une évidence ? On ne nous les apprend pas à l’école et certains n’y auront jamais accès chez eux. Alors pourquoi ne pas baser notre éducation sur l’apprentissage du bonheur ? Voilà le message de Logan.

Les huit clefs du bonheur selon Dr Roger Walsh (TLCS) :

M.Walsh concentre son étude sur les moyens d'être heureux et en bonne santé, grande question n’est-ce pas ?

Il découvre alors 8 habitudes qu’il compare à des pétales de fleurs qui permettent d'améliorer notre vie et sont indispensables à l’épanouissement personnel. Cette fleur aide à réduire les troubles psychologiques et améliore le bien-être physique. Une vie spirituelle comblée, un équilibre nutritionnel constant, de l’exercice physique, un contact avec la nature, de la relaxation, des pauses récréatives dans une journée, des relations sociales et une contribution au service des autres augmentent donc vos chances d’être heureux. Y’a plus qu’à !

Et le Hackschooling dans tout ça ?

Logan grâce à ses parents sort du système traditionnel et reçoit une éducation se basant sur la théorie du Dr Walsh. Il se positionne alors comme un hacker de l’éducation. Selon lui, les hackers sont des personnes innovantes qui changent le système pour faire un pas vers le futur. C’est un mode de vie. Là encore l’emploi du temps de Logan prend la forme d’une fleur pour développer ce mode de vie. Son éducation se concentre sur :

  • la créativité du hacker
  • la connaissance nourrie par des expériences personnelles et des cours
  • l’étude technologique
  • le bonheur

Peu d’enfants sortent du système comme Logan mais leurs capacités à comprendre le monde et leur sens critique sont extrêmement développés et ces enfants sont pour la plus grande partie heureux. Cependant nous vivons dans une société ayant besoin d’un système et leur réintégration dans celui-ci est loin d’être facile après tant de liberté. Le Hackscooling rend des enfants heureux mais le seront ils toujours une fois adultes ?

  • Source: "Hackschooling makes me happy" | Logan LaPlante | TEDxUniversityofNevada Youtube

Société: La technologie, un danger pour les plus jeunes ?

(Par Emma.B, dessin Maud.D)

Ce n’est un mystère pour personne; en quelques années les plus jeunes sont passé des livres éducatifs aux tablettes, des jouets en bois aux smartphones et des jeux divers et variés aux règles douteuses inventées dans la cour de récré à la télévision. La technologie pour les plus jeunes, un progrès vraiment ? Et si on essayait enfin de répondre à cette question ?

Pourquoi les parents se tournent-ils vers la technologie pour le divertissement de leurs enfants ?

Avant tout pour une raison de facilité. L’enfant devant sa tablette est calme, silencieux, immobile. Il n’a pas besoin qu’on le surveille et l’on évite ainsi les «Quand est-ce qu’on arriveeee ?» ; «J’suis fatiguéééé» ; «J’m’ennuuuiiiie»... Pratique !

Ensuite certains parents diront que l’enfant doit vivre avec son temps, il doit être connecté dès son plus jeune âge pour ne pas se laisser larguer. Même si il est vrai que cet argument parait valable, nous verrons vite qu'il ne l'est absolument pas.

Enfin on ne peut nier que les publicités de ces nouvelles activités pseudo-pédagogiques (il faut savoir que la mention «contenu éducatif» sur les applications ne répond à aucune norme) nous incitent à penser qu’elles sont un instrument magique, innovant pour l’éveil de l’enfant ce qui est... absolument faux.

Ce que révèlent les scientifiques et les pédiatres

Pour une fois que les scientifiques s’accordent sur un sujet ! Malgré des discutions sur certains aspect, les scientifiques de la société canadienne de pédiatrie et ceux de l'académie américaine de pédiatrie se rejoignent tous sur les points suivants:

Avant l'âge de 2 ans l’enfant ne devrait être exposé à aucun écran ! (que ce soit télévision ou autres...) et de 2 à 4 ans il ne devrait pas être exposé plus d’1 heure par jour et de 4 à 7 ans pas plus de 2 heures par jour.

L’utilisation des technologies par les jeunes si elle n’est pas modérée nuit considérablement:

  • Au développement du langage
  • A la qualité du sommeil (il est important de noter que pour les plus jeunes le sommeil est un facteur essentiel de croissance – entre autres du cerveau
  • A l’attention
  • Au comportement (favorise l’agressivité, la passivité et impacte négativement la créativité et la curiosité)
  • A la réussite scolaire, l'apprentissage
  • A la santé en général (outre les risques plus importants de surpoids et de diabète; fatigue, maux de tête, hypertension, troubles oculaires...)

Les tablettes

Ah la fameuse tablette ! Transportable, elle permet à l’enfant de se divertir, elle remplace tous les autres jouets encombrants... Mais ce dont il faut se souvenir c’est que cette tablette (coûtant entre 100 et 300 euros) mise entre les mains d’un enfant ne remplacera jamais les cubes en bois, les coloriages, ou même un livre éducatif. De plus elle est sûrement (avec le smartphone et les autres écrans tenus près du visage) l’écran le plus nocif pour la vue.

Ce que cela entraîne: L’enfant perd le contact avec...

Son environnement: Il est essentiel pour l’éveil des plus jeunes d’être en perpétuelle découverte, d’explorer, d’optimiser ses sens.

Les autres: L’enfant adepte de la technologie tend de manière systématique à un comportement moins sociable, à un contact aux autres plus difficile, qu’il s’agisse de ses pairs ou même avec ses parents.

L'on remarque de plus en plus chez les enfants ayant accès à Internet un comportement irrespectueux, un langage vulgaire et une tendance à la violence

Pour finir penchons-nous sur le cas des enfants vivant dans la Silicon Valley.

Les employés de Google, Apple et Yahoo, envoient tous leurs enfants dans une école: la Waldorf School. Et quelle est la particularité de cette école située au cœur du digital américain? Aucune tablette, aucun smatphone en vue. L’école souhaite optimiser la créativité et l’imagination de ses élèves. Et si l’on se demande comment les étudiants pourront se montrer efficace avec la nouvelle technologie s’ils n’y sont pas initiés, il nous sera vite répondu par les professionnels du milieu que les personnes les plus habiles avec le digital ne sont absolument pas celles qui y sont le plus exposées...

J’invite les sceptiques à lire les nombreux articles écrits au sujet de l’école Waldorf.

Peut être est-il temps de ressortir les bon vieux livres et jouets du placard !


Nous vous invitons à découvrir le blog "Good Morning Humans", auquel participent plusieurs élèves du lycée dont Léa Gebuhrer. L'article vers lequel renvoie ce lien concerne la mort du roi Bhumibol Adulyadeh de Thaïlande. Good Morning Humans, un blog d'actualité internationale